Majdi Nema | Vérité & Justice

Irrégularités procédurales et atteintes aux droits fondamentaux

La famille de Majdi Nema a conservé le silence pendant plus de quatorze mois par respect pour la justice française, avant de constater de graves dérives contraires aux standards européens du procès équitable.

29 janvier 2020

1. Brutalités policières et sévices lors de l'interpellation

Alors qu'il se rendait à son domicile à Marseille au petit matin, Majdi Nema est violemment plaqué au sol par des individus en civil sans signe distinctif immédiat. Croyant à une tentative de rapt crapuleux, il se débat avant de subir un déferlement de violence caractérisé : strangulation, coups répétés au visage et sur le corps.

Les examens médicaux ultérieurs et les photographies versées au dossier d'instruction confirment des hématomes massifs, des ecchymoses faciales et des hémorragies oculaires sévères, motivant le dépôt d'une plainte officielle pour violences volontaires commises par personnes dépositaires de l'autorité publique.

Blessures de Majdi Nema lors de l'arrestation
Photographie issue du dossier judiciaire français (février 2020)

2. Saturation délibérée du dossier pour prolonger la détention provisoire

Le code de procédure pénale encadre strictement les durées maximales de détention provisoire avant renvoi. Afin de contourner ces échéances et justifier le maintien en détention d'un étranger sans antécédent sur le sol national, le magistrat instructeur et les services enquêteurs ont saturé l'instruction de milliers de pages arabophones totalement étrangères au périmètre des faits poursuivis.

Pièces aberrantes constatées par la défense : Des dossiers volumineux traitant des « élections parlementaires en Irak » ou de la « politique vaccinale contre la Covid-19 » ont été versés au dossier, nécessitant des mois de traduction assermentée inutile, dans le seul but mécanique d'empêcher sa remise en liberté sous contrôle judiciaire.

3. Biais politique d'interrogatoire et anachronisme des témoins

4. Conditions de détention et privation des liens familiaux

Pendant les dix premiers mois de sa garde à vue et de sa détention, Majdi Nema a été totalement privé de contact avec sa mère, son père et ses frères et sœurs. Détenu depuis plus de cinq ans sans jamais avoir pu bénéficier d'un parloir familial en raison du refus des autorités consulaires de délivrer des visas à ses proches, il a entamé une grève de la faim en novembre 2024 pour dénoncer des fouilles à nu abusives et l'absence de suivi médical spécialisé.