Chercheur invité à l'université d'Aix-Marseille (IREMAM) entré régulièrement sur le territoire français sous visa scientifique. Définitivement innocenté par la Cour de cassation des accusations d'enlèvement et de torture, il demeure incarcéré malgré la chute du régime d'Assad et la demande diplomatique de remise émise par la Syrie.
La Cour de cassation a rejeté irrévocablement les poursuites pour disparition forcée de Razan Zaitouneh et pour actes de torture, constatant son absence de la Ghouta 7 mois avant les faits.
La compétence universelle n'était justifiée que par l'impossibilité de juger sous Bachar el-Assad. La nouvelle autorité judiciaire syrienne a officiellement réclamé sa remise.
Photographies attestant d'un passage à tabac lors de l'arrestation, 10 mois d'isolement total, et ajout abusif de milliers de pages hors-sujet au dossier pour prolonger la détention provisoire.
Démissionnaire de son rôle de porte-parole en 2017, major de promotion en relations internationales à Istanbul, boursier Erasmus en Hongrie puis chercheur invité en France.
« Après l'effondrement du régime de Bachar el-Assad en décembre 2024, le maintien d'un procès à Paris devant un jury de citoyens français ignorant la complexité du terrain syrien est une confiscation de la justice transitionnelle qui appartient légitimement au peuple et aux juridictions de Syrie. »
Mise à disposition pour les magistrats, journalistes et observateurs des droits de l'homme de l'arrêt intégral de la Cour de cassation, du mémoire de la défense et des pièces d'enquête.